Agrégateur de flux

Interpretive Summaries, August 2019

Journal of Dairy Science -

Invited review: Accelerating mammary gland involution after drying-off in dairy cattle. By Zhao et al, page 6701. Because of advances in genetics, nutrition, and management, modern dairy cows produce substantially more milk than cows did 80 yr ago. There is a need, therefore, to re-evaluate the optimal dryingoff method in the context of today's high-producing cows. This review first describes the physiological processes and contributing factors during the drying-off and dry periods, presents reasons for shortening the dry period to less than 60 d, and finally summarizes potential methods for hastening the involution process in dairy cows.

Retour d'expériences sur les méteils

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Retour d'expériences sur les méteils Anonyme (non vérifié) mer 17/07/2019 - 08:00 Méteil Quelles espèces choisir pour constituer un mélange riche en protéine ? Comment le semer et le récolter ? Les groupes d'éleveurs commencent à engranger de l'expérience. Cultures Élevage

Le mot méteil est un peu fourre-tout ! C'est un mélange de plantes annuelles, semées au printemps, en été ou à l'automne. Valorisé en ensilage ou en grain. Destiné à faire du stock, à réaliser un fourrage riche en protéine ou un concentré équilibré. Historiquement, le méteil est un mélange de céréales. Au fil des années, il a intégré de plus en plus de protéagineux et autres légumineuses. Au point qu'aujourd'hui, on trouve des "méteils" sans céréale !

Ces cinq à dix dernières années, le méteil riche en légumineuses (plus de 17 % de MAT) s'est développé pour diverses raisons dans les élevages laitiers. Il permet d'améliorer l'autonomie alimentaire en protéine des laitières. Il accompagne la réduction du travail du sol et de la fertilisation minérale. Comme tout méteil, c'est un bon couvert des sols et un moyen d'aller vers la réduction de l'usage des produits phytosanitaires. Contrairement aux méteils riches en céréales, ceux riches en légumineuses ne visent pas la sécurisation des stocks fourragers. Ceci dit, ils offrent une souplesse dans les systèmes avec maïs. En fonction du rendement et de la valeur du méteil, l’éleveur choisit le mode de récolte le plus approprié pour son maïs. Certains vont jusqu’à constituer des rations à base de méteils riches en protéine, complémentées avec de l’ensilage de maïs épi, pour des rations destinées à des hautes productrices.

Mais tout n'est pas rose dans le monde du méteil ! Les éleveurs sont parfois déçus du rendement, de la teneur en matière azotée ou de la conservation de l'ensilage. La composition des mélanges au semis joue un rôle, la conduite culturale aussi, et la chaîne de récolte est primordiale pour éviter de perdre la qualité alimentaire du fourrage par la perte de feuilles et de gousses, par les jus en cas d'ensilage trop humide, et par l'incorporation de terre.

Pour progresser, les éleveurs s'appuient beaucoup sur les expériences des groupes et les essais de terrain menés avec les chambres d'agriculture et les organismes de conseil en élevage. Le point faible du méteil est son coût de semence. Certains cherchent à produire leurs propres grains de légumineuses, mais ce n'est pas chose aisée. Là encore, les groupes et la mutualisation des moyens humains sont un atout.

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" Il faut améliorer la rentabilité de nos méteils "

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" Il faut améliorer la rentabilité de nos méteils " Anonyme (non vérifié) mer 17/07/2019 - 08:00 Méteil Légumineuses trèfles Ensilage valeur alimentaire Rendement Autonomie Auvergne-Rhône-Alpes Le Gaec Pogevia, dans l'Ain, cultive deux types de méteil à ensiler, pour améliorer l'autonomie protéique, et pour développer un sol plus riche et structuré. Cultures Élevage

" Au printemps, le pâturage tournant dynamique est notre levier pour réduire et même supprimer le correcteur azoté d'avril à fin juin. Pour le reste de l'année, notre objectif est une ration de base composée à 30 % de maïs ensilage et à 70 % d'ensilage de méteil et d'ensilage d'herbe ", plante Pascal Blanc, un des associés du Gaec Pogevia, dans le sud de l'Ain.

Mais depuis que le Gaec a commencé le méteil, en 2014-2015, le climat n'a jamais été favorable : des années 2015, 2017 et 2018 sèches et un printemps pourri en 2016. " Cela fait deux-trois ans que l'on n'a pas de repousse d'herbe à l'automne. La part de maïs dans la ration hivernale est donc plus élevée qu'escomptée, de l'ordre de 50 %. " Le coût alimentaire est donc plus élevé (120 €/1 000 l) qu'escompté (100 €/1 000 l).

L'année 2019 se présente mieux. " Nous n'avons pas encore les résultats, mais la récolte du méteil d'hiver semble belle et les premières coupes d'herbe sont prometteuses. Il ne reste plus qu'à réussir le méteil d'été ", espère l'éleveur.

Améliorer le taux de levée du méteil d'hiver

" Pour baisser le tourteau de soja à moins d'un kilo par vache, il faut améliorer le rendement de nos méteils, en conservant une MAT supérieure à 18 % ", indique Pascal Blanc. Le rendement du méteil d'hiver ne décolle pas des 4 t MS/ha. " Nous avons systématiquement des rendements inférieurs à nos voisins, qui parviennent à sortir 6 à 7 t MS/ha. " Les sols du Gaec sont limoneux battants, hydromorphes mais drainés, à moins bon potentiel.

Mais Pascal Blanc évoque une autre explication. " Nous faisons du semis direct depuis trois ans. Nous avons démarré par les céréales à paille. Nous commençons à passer au maïs en strip-till. Et le méteil est semé en direct. Nos sols sont en train d'évoluer. Nous avons encore des taux de levée insuffisants de nos méteils (environ 70 % pour la féverole, vesce, pois), mais nous sommes confiants. D'ici deux ans, nos sols nous le rendront. "

Le trèfle squarrosum et le RGH pour sécuriser

Le méteil d'hiver se compose de 10 kg d'avoine, 40 kg de pois fourrager Arkta, 40 kg de féverole Diva, 25 kg de vesce Gravesca. Le mélange a légèrement évolué depuis le commencement. " Nous mettons moins d'avoine pour maximiser la valeur protéique ; moins de féverole et plus de vesce. Dans certaines parcelles, nous avons mis 8 kg de trèfle squarrosum. Dans ce cas, nous mettons moins des autres espèces, pour rester autour de 115 kg/ha en dose de semis totale. " Satisfait de ce trèfle, le Gaec pense en mettre dans toutes les parcelles cet automne. " Il sécurise le mélange, en rendement et en MAT. "

Dans d'autres parcelles, le Gaec met 6 kg de ray-grass hybride. " Jusqu'à présent, nous n'avons pas subi de forte gelée, mais si cela arrive, le RGH résistera mieux que les légumineuses. L'autre intérêt est que le RGH améliore la valeur énergétique de l'ensilage, en récolte précoce. "

Faucher plutôt trop tôt que trop tard

Le Gaec sème en une fois, entre le 10 et le 20 octobre, à 23 cm d'écartement, et à 2-3 cm de profondeur. " Le semoir en Cuma (pour semer en direct les céréales) a deux compartiments : nous mettons le trèfle dans l'un et le reste du mélange dans l'autre, mais tout est semé sur le même rang. " Le taux de levée du trèfle est de moins de 50 %, ce qui pose la question de le semer dans un deuxième temps en surface. 

Cette année, la fauche a été déclenchée très tôt, le 10-12 mai. " Le pois n'était pas encore en fleur, mais il y avait une fenêtre météo. On ne voulait pas prendre le risque de perdre en qualité, ni prendre le risque de semer trop tard le maïs et de le pénaliser. "

Le Gaec fauche à plat, au moins à 10 cm de haut. Si la fenêtre météo s'avère trop courte ou que le fourrage a du mal à sécher, le Gaec passe la faneuse dans l'après-midi, à 500 tr/min et à 5-6 km/h. Le fanage entraîne une perte, mais le Gaec " préfère être sûr d'atteindre 30 % de matière sèche, et un séchage homogène du fourrage, pour assurer sa conservation ". Le lendemain soir, le fourrage est andainé. " On andaine assez haut pour éviter d'emmener de la terre. Nous n'avons jamais eu de pénalité butyrique. " Et le troisième jour a lieu l'ensilage. Le Gaec met systématiquement un conservateur (bactéries lactiques homofermentaires).

Un essai de fertilisation 100 % lisier

Au début, le Gaec amenait 30 unités d'ammonitrate ou d'azote souffré. " Cette année, nous avons apporté un engrais avec azote (30 U) et potasse. J'ai aussi réalisé un essai en n'amenant que du lisier (20 m3) en février ; c'est possible en semis direct. Je n'ai pas noté de différence entre les parcelles avec ou sans fertilisation minérale. Il est possible qu'il n'y ait pas besoin d'en amener. "

Chiffres clés 130 vaches montbéliardes à 7 500 l/VL/an 188 ha de SAU : 90 ha de prairies temporaires et 6 ha de prairies naturelles, 40 ha de céréales à paille, 40 ha de maïs (ensilage et épi) et sorgho... 30 ha de méteil d'hiver 20 ha de méteil d'été 115 kg/ha environ de dose de semis, soit 178 €/ha Réduire le coût de la semence

Faire ses semences fermières n’est pas chose aisée. Le Gaec cherche à maîtriser les différents postes de charges.

Le Gaec de Pogevia travaille avec des semences fermières. " Ce n'est pas évident et c'est du boulot. Pour notre surface, il faut y consacrer 1,50 hectare, passer un fongicide, récolter les grains, faire le comptage, trier. " L'an passé, le Gaec a acheté un peu de semence pour rééquilibrer le mélange. " Il y avait 22 % d'impuretés dans notre mélange fermier et des grains ont été attaqués par la bruche (ver de mouche). Environ 140 kg/ha ont été semés, soit environ 110 kg de grains qui avaient une chance de lever. " Pascal Blanc ne note pas de différence de rendement entre l'époque où il utilisait des semences certifiées et aujourd'hui.

Tirer parti des bénéfices agronomiques

Le Gaec souhaite encore réduire le coût de revient de ses méteils, en améliorant la qualité des graines fermières pour obtenir de meilleurs taux de levée. " Si le coût baisse, nous pourrons augmenter un peu la densité de semis, pour espérer un meilleur rendement. "

Le méteil apporte des bénéfices agronomiques - le travail du sol et son enrichissement par les racines et nodosités - qu'il faut exploiter pour compenser le coût d'implantation. C'est tout le sens de l'orientation vers le semis direct du Gaec.

Enfin, Rémi Berthet, de Acsel conseil élevage, a estimé le coût de revient du méteil à environ 600 €/ha au Gaec Pogevia (suivant les exploitations, le coût varie de 580 à 700 €/ha). "Ils réussissent à maîtriser le coût de récolte grâce au matériel en Cuma. Et la fertilisation minérale est ajustée au minimum grâce aux apports de lisier. "

Un essai de semis de méteil d'été dans le blé

Le Gaec sème un méteil d'été après une orge ou un blé. Le mélange comporte pois, vesce, avoine brésilienne, des trèfles. " Quand ce méteil est réussi, il donne 2 à 3 t MS/ha et il est ensilé pour les vaches. Mais plusieurs années de suite, la levée a été très mauvaise à cause des conditions très sèches de l'été. L'an dernier, on l'a fait pâturer aux génisses et on a enrubanné le peu qu'il y avait pour les génisses. Cette année, nous testons le semis de trèfle violet et d'Alexandrie - c'est ce qu'il y a de disponible - en direct dans du blé. Le semis a été réalisé en avril. Le trèfle a levé, il est présent, et nous verrons par la suite s'il résiste mieux au stress hydrique. "

Costie Pruilh Visibilité Abonné Essentiel Partageable Activé Partage manuel Désactivé

Sodiaal prend des engagements en matière de gouvernance

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Sodiaal prend des engagements en matière de gouvernance Anonyme (non vérifié) mar 16/07/2019 - 08:00 Coopératives laitières Sodiaal Économie & société

« La gouvernance, c’est un sujet que nous travaillons régulièrement chez Sodiaal, affirme son président Damien Lacombe. Nous cherchons en permanence à améliorer la relation avec les coopérateurs et notre capacité à prendre des décisions rapidement. » Plusieurs engagements ont été pris lors de l’assemblée générale le 19 juin dernier. Une limitation du nombre de mandats à un maximum de trois sera inscrite prochainement dans le règlement intérieur. Un objectif de 20 % de femmes dans toutes les instances de gouvernance a été fixé à échéance 2025. Le rôle des 31 sections sera renforcé : les huit régions de Sodiaal proposeront d’ici l’hiver un cadre d’animation plus fort. Sodiaal s’est aussi engagée à travailler sur un projet d'ouverture du capital aux salariés : des modalités concrètes devraient être proposées lors de la prochaine AG, y compris au niveau de la gouvernance. Enfin, l’AG a validé une motion pour informer les adhérents de l’existence d’un comité de rémunération et d’un comité d’audit, qui sont deux outils de contrôle du pilotage méconnus déjà en place .

Vers une ouverture du capital aux salariés

Un groupe de huit jeunes (un par région) est créé depuis le mois de janvier. « Il a carte blanche pour faire des propositions au conseil d’administration et participe au pôle sociétaire, qui est source d’initiative pour animer la vie de la coopérative. » Une première proposition de ce groupe a été retenue : le financement, lors des périodes difficiles, de prêts à taux zéro pour les jeunes. Une mesure qui viendra donc compléter la Sodiaal box d’appui aux jeunes.

A. C. Partageable Activé Partage manuel Désactivé

Maîtres Laitiers se lance dans le non-OGM et le bas-carbone

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Maîtres Laitiers se lance dans le non-OGM et le bas-carbone Anonyme (non vérifié) sam 13/07/2019 - 08:00 Coopérative Normandie Lait différencié L’ensemble des producteurs de la coopérative normande va avoir la possibilité de choisir un axe de segmentation du lait. Économie & société

Maîtres Laitiers du Cotentin l’a annoncé en juin lors des assemblés de section, quatre propositions de laits différenciés vont être faites dans les prochaines semaines à ses 734 producteurs : du lait conventionnel bas carbone, du lait de pâturage non OGM, du lait AOP beurre crème d’Isigny et du lait bio. L’objectif est d’être prêt pour une mise en marché au 1er avril 2020. Une centaine d’exploitations produisent déjà du lait AOP, et une quinzaine sont actuellement en phase de conversion bio. « Pour le lait de pâturage non OGM, un accompagnement financier est prévu : 6,50 €/1 000 l pendant les six mois de période de conversion non OGM, puis 13 €/1 000 l à partir du 1er avril 2020 », précise Laurent Hédou, directeur de la production laitière. 420 exploitations répondent déjà au cahier des charges défini au niveau national pour le pâturage (minimum 120 jours, 6 h/j et 10 ares par vache en lactation). Pour le lait bas carbone, pas de seuil : « on est dans une démarche de progrès basée sur les diagnostics Cap2ER niveau1 ». Le socle de base, lait différencié ou pas, sera la charte des bonnes pratiques et un audit bien-être reposant sur les indicateurs du Cniel.

Une enquête des producteurs avant de décider

« Nous avons des demandes des marchés. Avant de prendre cette décision stratégique, nous avons interrogé cet hiver nos producteurs sur les attentes sociétales, les évolutions des marchés, les évolutions de leurs pratiques, et aussi les valeurs de MLC, souligne Laurent Hédou. 51 % des coopérateurs ont répondu à l’enquête. Nos producteurs sont plutôt prêts à s’engager. »  88 % se sont dits " prêts à produire avec au moins 120 jours de pâturage " ; 58 % se sont dits " prêts à produire du lait non OGM ", 38 % " peut-être " ; et 47 % se sont dits " prêts à produire du lait bas carbone ", 40 % " peut-être ". À la question " selon vous, le lait demain sera produit de quelle manière ? " : 76 % ont répondu " au pâturage ", 55 % " sans OGM ", 53 % " sans pesticide " et 32 % " en bio ".

Annick Conté Partageable Activé Partage manuel Désactivé

Lactalis devient n°1 des produits laitiers au Brésil

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Lactalis devient n°1 des produits laitiers au Brésil c.pruilh@reussir.fr ven 12/07/2019 - 13:42 Lactalis Produits laitiers Économie & société

Ce 10 juillet, le groupe Lactalis finalise le rachat de l'entreprise Itambé, entreprise numéro 1 dans les produits laitiers au Brésil.

Itambé est une firme spécialisée dans la transformation laitière, fortement implantée dans le Minas Gerais, principale région laitière du pays. 3 millions de litres de lait sont quotidiennement transformés par l'entreprise dans 5 sites de production. Elle propose une grande diversité de produits laitiers aux consommateurs brésiliens, avec des marques populaires.

Lactalis, jusqu'alors établi dans le sud du pays, devient maintenant leader de la collecte du lait, Itambé occupant la première place dans le Sud-Est du pays.

Le marché brésilien occupe donc désormais une place forte dans l'activité de l'entreprise française, avec un chiffre d'affaire de l'ensemble Lactalis-Itambé estimé à 1,5 milliards d'euros. Le Brésil devient ainsi le numéro 5 en terme d'activité, derrière la France, Italie, Canada et Etats-Unis.

François Manné Partageable Activé Partage manuel Désactivé

Comment font-ils élever leurs veaux par des vaches nourrices ?

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Comment font-ils élever leurs veaux par des vaches nourrices ? Anonyme (non vérifié) ven 12/07/2019 - 08:00 Vaches laitières Veau Allaitement Conduite Marc Ben, Thierry Couétil et Jean-François Conan ont chacun leur façon de déléguer l'allaitement des veaux aux vaches. Suivons avec eux les étapes clés. Élevage

Derrière l'expression " vaches nourrices " se cachent diverses pratiques pour faire adopter les veaux par des vaches, les élever, sevrer les veaux. Voici trois exemples avec trois éleveurs.

Certains veaux sont-ils élevés par leur mère ? Marc Ben - Non. Mes nourrices sont des vaches en fin de lactation, déjà pleines. Thierry Couétil - Après la naissance, le veau reste deux ou trois jours avec sa mère. On remarque que les primipares sont plus douces pour se faire traire par la suite. Puis on fait des regroupements pour garder huit vaches nourrices qui élèvent seize veaux dont quatorze pour le renouvellement. Donc la plupart des nourrices ont leur veau et un autre adopté. Cela arrive qu'une nourrice ait deux veaux adoptés ; quand leur mère n'a pas voulu adopter un autre veau. Dans notre système, l'idéal serait de laisser chaque veau avec sa mère. C'est le système anglais très pâturant, adapté aux grands troupeaux. Dans ce cas, les mères sont traites, le matin par exemple, pendant la période d'allaitement. Le sevrage a lieu entre 6 et 10 mois. Chez nous, pour que ça passe économiquement, on pourrait le faire avec les primipares, qui donnent moins de lait. Jean-François Conan - Il vaut mieux ne pas laisser à la nourrice son veau biologique, car elle risque de rejeter les autres veaux, ou de moins bien les traiter. Nous laissons 48 heures le veau de la vache qui a été choisie comme nourrice, pour que celle-ci développe son instinct maternel. Puis on les sépare. Et le jour d'après, quand sa mamelle est bien pleine, la nourrice accepte plus facilement les veaux qu'on lui présente. Quelle vache pour faire la nourrice ? M. B. - Cela peut être des vaches à cellules, qui boitent ou en fin de carrière. T. C. - On sélectionne celles qui acceptent un autre veau en plus du leur, ou qui en adoptent deux. Nos nourrices reviennent ensuite dans le troupeau. On ne leur fait pas d'IA, car elles sont au pré à ce moment-là ; on met un taureau. Nous considérons les nourrices comme des vaches en production et nous évitons les vaches à cellules ou avec des problèmes de locomotion. J.-F. C. - Notre premier critère est qu'elles cherchent les veaux, car nous voulons que l'adoption soit rapide. Une vache à cellules n'est pas une bonne chose pour faire une future génisse, m'a dit un vétérinaire homéopathe. Nous choisissons plutôt de bonnes laitières, en tout cas pas les plus mauvaises. Combien de veaux par vache ? M. B. - Cela dépend de la production de la vache. Mon repère est qu'il faut 8 litres par veau. Si une vache produit 24 litres, je lui mets trois veaux. Si elle produit plus, je lui en mets quatre. Mon objectif est de pouvoir sevrer à 4 mois. Si je mettais moins de veaux par vache, ils auraient tendance à se mettre à manger de l'aliment plus tard, et donc à être plus difficiles à sevrer à 4 mois. T. C. - Au-delà de deux veaux par vache, c'est trop pour les vaches et elles ont des problèmes de reproduction. Les vaches sont plus stimulées par l'allaitement que quand elles donnent leur lait à la machine à traire. J.-F. C. - Trois veaux par vache. Les nourrices sont-elles traites ? M. B. - Pas pendant la phase d'adoption, ni d'allaitement. T. C. - Pendant la phase d'adoption, les nourrices sont traites le matin. Après le sevrage à 5 mois, on les trait. Pour le veau, l'idéal serait un sevrage à 8 mois. Mais nous voulons vendre ce lait. J.-F. C. - Non. Comment faire adopter les veaux à la vache ? M. B. - Je mets trois veaux en même temps avec une vache pour éviter la concurrence entre les veaux. Cela nécessite d'avoir des vêlages bien groupés. Au besoin, on démarre un veau au biberon avant de le présenter à la vache. Pendant quinze à vingt jours, les vaches et les veaux restent en bâtiment dans des boxs de 15 m2 pour une vache et trois veaux. Les qutre ou cinq premiers jours, je bloque les vaches matin et soir pour la tétée, pour qu'elles laissent les veaux boire. En général, ça se passe bien. Si une vache refuse les veaux après ce délai, il faut changer de nourrice. En dehors des tétées, vaches et veaux sont séparés pour que les vaches ne s'agacent pas ; cela facilite l'adoption définitive. Au bout des cinq jours, je laisse les vaches et les veaux ensemble sur une aire paillée.  T. C. - Une même vache peut être une bonne nourrice une année et repousser un veau l'année suivante. Une vache peut mettre quelques jours à adopter le veau. Il est rare que nous bloquions les vaches. On préfère que ça se fasse naturellement. Nous avons essayé de mettre du vinaigre sur les veaux pour camoufler leur odeur, mais les mères reconnaissent quand même leur petit. Il est importance de les observer plusieurs jours pour, au besoin, changer de nourrice. Nous avons cinq box de vêlage pour réaliser cette phase durant dix à quinze jours, avant d'envoyer tout le monde au pâturage. J.-F. C. - Notre objectif est que l'adoption soit rapide, en huit à dix jours maximum, car il n'y a que trois box d'isolement. Le premier jour, on bloque la vache au cornadis pour mettre les veaux à téter ; pour assurer le coup. Les jours suivants, la vache est libre, pour les sentir et faire connaissance. Les nourrices vont au pâturage avec les vaches traites et reviennent se faire téter aux heures de traite. Le plus souvent, c'est gagné, elles se dirigent toutes seules vers les box des veaux en rentrant du pâturage. Au bout de huit à dix jours, tout le monde va au pâturage. Comment intervenir au pâturage ? M. B. - Les animaux sont au pâturage jusque fin octobre-début novembre près de la stabulation et les nourrices sont complémentées à l'auge. Puis, tout le monde est en bâtiment sur aire paillée. T. C. - Il n'y a aucune complémentation au pâturage. Les veaux ont des strongles pulmonaires ; nous mettons une solution à base de plantes dans l'eau de boisson pour renforcer l'immunité. Les premières semaines au pâturage, veaux et nourrices restent près de la stabulation où il y a une contention, pour écorner ou soigner une patte. Pour manipuler un veau, on le laisse accompagné d'une vache très douce pour qu'il reste calme. J.-F. C. - Il n'y a pas de complémentation au pâturage. Il faut de l'herbe de qualité car une nourrice produit plus de lait qu'une vache traite. On les change de paddock tous les quatre jours environ. C'est très facile de les déplacer ; les veaux suivent les vaches. Pour écorner, on fait rentrer les nourrices et les veaux ensemble dans le bâtiment. Il n'y a pas de traitement antiparasitaire ; nous arrivons à gérer en ne faisant pas pâturer des parcelles à risque. Comment se passe le sevrage ? M. B. - Mon objectif est de sevrer à 4 mois maximum. Les veaux ont accès à la ration des vaches ; ils commencent à en manger quand ils le veulent. Et je commence à complémenter les veaux à partir de 1 mois. J'ai aménagé un coin paillé pour les veaux avec du concentré (des grains de céréales). Une barre permet de laisser passer les veaux et pas les vaches. La séparation est surtout perturbante pour la vache ; pendant trois jours, elle peut retenir un peu de lait et elle gueule un peu. Pour le veau, ce système permet de ne pas avoir de transition alimentaire ni de logement. T. C. - Une semaine avant le sevrage, je rentre les veaux et les vaches dans l'aire paillée. Tout le monde a du foin et un peu de céréales. Puis nous les séparons. Les veaux sont sevrés à 5 mois, pour pouvoir traire les nourrices et vendre leur lait. L'inconvénient est que les vaches et les veaux meuglent pendant plusieurs jours. J.-F. C. - C'est la pousse de l'herbe qui décide du moment de sevrer. En général, les animaux rentrent en novembre, donc le sevrage a lieu à 7 ou 8 mois. Dès la rentrée en bâtiment, nous séparons les nourrices des veaux. Il n'y a pas de transition. Ça meugle pendant cinq jours des deux côtés. Pendant cette période, il faut aller voir les veaux pour qu'ils s'attachent à nous et soient moins craintifs. Les vaches retiennent un peu leur lait les deux premières traites et puis tout rentre dans l'ordre. Trois éleveurs, trois objectifs Marc Ben, dans le Loiret. En EARL, avec son frère et un salarié, en conventionnel ; 100 vaches laitières croisées à 8 300 l ; 80 veaux élevés par an par 20 à 25 vaches nourrices : des femelles et des mâles pour l'atelier taurillons et bœufs. Les veaux et les nourrices vont au pâturage d'automne puis sont logés dans un bâtiment existant, sur aire paillée.

Sa motivation : un gain de temps. Une solution qui évite d'investir dans une nouvelle nurserie.

Thierry Couétil, dans la Manche. En Gaec à deux associés, en bio ; 65 vaches laitières croisées à 5 000 l ; 14 à 16 veaux élevés par an par leur mère ou une nourrice, au pâturage.

Sa motivation : un travail simplifié par rapport à des buvées de lait entier (la poudre de lait est interdite en bio). Une meilleure santé et croissance des veaux. Une solution qui évite d'investir dans une nurserie.

Jean-François Conan, dans le Finistère. En Gaec à deux associés, en bio ; 80 vaches laitières croisées à 4 800 l ; 18 à 21 veaux élevés par an par 6 à 7 nourrices, au pâturage.

Sa motivation : une meilleure santé des veaux et plus du tout de problèmes de coccidiose. Une pratique bonne pour le bien-être animal. 

 

 

Les avantages et inconvénients selon les éleveurs Les avantages :

moins de travail d'astreinte ;

des veaux en bonne santé ;

de bonnes croissances qui permettent de faire du vêlage 24 mois ;

un coût alimentaire réduit. Le BTPL a évalué les frais d'alimentation des nourrices à 85 €/veau en système nourrice (fourrage et concentré), contre 150 €/veau nourri avec de la poudre de lait et 200 €/veau nourri au lait entier.

Les inconvénients :

les vêlages doivent être bien groupés ;

la phase d'adoption est délicate et demande du temps d'observation ;

les animaux sont plus sauvages si on ne passe pas un minimum de temps avec eux ;

les animaux sont stressés par la séparation ;

les vaches peuvent être épuisées par l'allaitement. Attention au nombre de veaux par vache et à l'alimentation de celles-ci, avec 10 à 15 % de ration en plus par rapport à une vache traite ;

l'allaitement favorise l'anœstrus ;

entre 1 000 et 1 300 litres de lait non vendu par veau pour un sevrage entre 5 et 8 mois.

Mise en garde

S'il y a de la paratuberculose, ne surtout pas le faire !

Ce qui pourrait être amélioré

Caractère des veaux, groupage des vêlages... Nos trois éleveurs estiment encore pouvoir faire mieux.

Marc Ben - Mes veaux sont plus sauvages, car comme je veux gagner du temps, je ne vais pas les voir souvent. Mais ça en devient problématique. Il m'arrive de réformer une vache à cause de son caractère trop brusque. Pour améliorer mon système, il faudrait que je passe un peu plus de temps avec eux.

Thierry Couétil - Je constate que ce sont les vêlages de mars-avril qui donnent les meilleurs résultats, avec des vaches qui maigrissent moins et qui devraient être moins sujettes à un anœstrus. À partir de juin, l'herbe est de mauvaise qualité, il y a plus de parasites, donc on a plus de problèmes. Il faut donc réussir à garder des vêlages groupés sur le début du printemps. Et nous allons essayer de mettre davantage les premières lactations comme nourrice ; ce sera économiquement plus intéressant.

Jean-François Conan - Mon système est bien rodé aujourd'hui, avec des vêlages groupés sur deux périodes : 50 au printemps et 30 sur septembre-octobre. Les nourrices sont inséminées en décembre après leur retour en bâtiment et le sevrage. Je ne m'embête pas à essayer de les inséminer avant.

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Un mélange sort du lot en nord Mayenne

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Un mélange sort du lot en nord Mayenne Anonyme (non vérifié) jeu 11/07/2019 - 08:00 Méteil Ensilage Protéines végétales 100 % de protéagineux, du trèfle squarossum ou incarnat… Plusieurs mélanges semés en dérobés ont été testés par le Ceta de Landivy, en Mayenne, et le Ceta 35. Élevage

Existe-t-il un mélange plus performant sur le plan de l’autonomie protéique que le témoin généralement utilisé dans ce secteur du nord-ouest de la Mayenne pour des méteils ensilés ? Quel est l’impact de la date de récolte et des conditions météos ? Pour répondre à ces questions, plusieurs mélanges ont été comparés à un lot témoin ayant fait ses preuves dans le secteur durant trois années. Ce mélange se compose de pois fourrager (40 kg/ha), féverole (65 kg/ha), vesce (15 kg/ha) et d’avoine (17kg/ha). Les semis ont été réalisés après un maïs en un seul passage à 2 cm de profondeur suivi d’un roulage deux jours après.

Premier constat, les rendements, les proportions de chaque espèce et les valeurs alimentaires du témoin ont varié en raison de conditions pédoclimatiques très différentes en 2017 et 2018 (l'essai 2019 est en cours d'analyse). En 2017, le rendement a atteint près de 7 t MS/ha contre seulement 3,5 t MS/ha en 2018. La teneur en MAT a varié respectivement de 15,5 % à 18,2 % (analyse en vert).

Le pois fourrager et la vesce sont indispensables

« La fenêtre optimale de récolte est très courte, de l’ordre d’une semaine à dix jours. Au-delà, le bon compromis entre qualité et rendement est vite dépassé, souligne Martial Chesnais, animateur lait au Ceta 35. Nous avons constaté une diminution importante des valeurs MAT de l’avoine et de la féverole en avançant dans les stades de récolte. Il est par ailleurs indispensable de maintenir le pois fourrager et la vesce pour avoir de la MAT. »  Une piste d’amélioration serait de trouver des variétés de féverole plus tardives et des variétés de pois fourrager et de vesce plus précoces.

Pour autant, la composition du méteil « témoin » a confirmé sa pertinence par rapport aux mélanges testés. Testé pour booster la teneur en MAT, un mélange 100 % protéagineux à base de pois fourrager (40 kg/ha), féverole fermière (84 kg/ha) et vesce (15 kg/ha) a déçu. Il a souffert du salissement en 2018 : 3,2 t MS/ha et 12,4 % de MAT en vert contre 5,4 t MS/ha et 19,3 % de MAT en 2017.

Avoine vigoureuse mais tardive à l’épiaison

L’avoine limite le salissement de la parcelle. Mais plus on en incorpore, plus son effet négatif sur la teneur en MAT et la dilution de la valeur alimentaire sont marqués. « Il faudrait ensiler le méteil quand l’avoine est au début gonflement », précise Martial Chesnais. L’idéal serait de semer une avoine vigoureuse au démarrage pour couvrir rapidement le sol, et tardive à l’épiaison pour ne pas pénaliser la valeur MAT du méteil.

Le remplacement du pois fourrager par du pois protéagineux n’a pas convaincu. L’ajout de trèfle squarossum (5 kg/ha) ou incarnat (5 kg/ha) s’est également avéré décevant. Mais les conditions de semis n'ont pas été idéales.

Un mélange plus dense en cours d'évaluation

Les résultats 2018-2019 ne sont pas encore connus. Un des essais est destiné à évaluer le comportement d’un mélange plus dense (190 kg/ha contre 140 à 170 kg/ha) sur le recouvrement, la dynamique des espèces et les valeurs alimentaires. Il se compose de féverole (97 kg/ha), pois (52 kg/ha), vesce (20 kg/ha) et avoine (22 kg/ha). Semée à une telle densité, le risque botrytis sur féverole est accru. Le prix de la semence est également un frein (2,20 €/kg en achat contre 0,20 €/kg en fermière). Le coût du mélange a été évalué à 356 €/ha en achat contre 139 €/ha avec des semences fermières. Un autre essai vise à estimer l’effet de l’absence de féverole dans un mélange. L’idée est d’éviter son retour trop fréquent dans une parcelle. Ce dernier est favorable au développement des nématodes.

Un 'plus' pour les prairies semées sous couvert

Les semis de prairies (RGA-TB) sous couverts de méteil réalisés mi-octobre ont permis de gagner un cycle sur le démarrage des prairies sans pénaliser le méteil. Ces mélanges ont été semés en décomposé pour la féverole avec un épandeur à engrais puis le reste en combiné herse-semoir à céréale à 2 cm de profondeur. Ils se composaient de 28 kg/ha de RGA, 2 kg/ha de trèfle blanc, 17 kg d’avoine, 40 kg/ha de pois fourrager, 65 kg/ha de féverole et 15 kg/ha de vesce.

À retenir

Une piste d’amélioration serait de trouver des variétés de féverole plus tardives et des variétés de pois fourrager et de vesce plus précoces.

Franck Mechekour Visibilité Abonné Essentiel Partageable Activé Partage manuel Désactivé

Un mélange sort du lot en nord Mayenne

Réussir lait -

Un mélange sort du lot en nord Mayenne Anonyme (non vérifié) jeu 11/07/2019 - 08:00 Méteil Ensilage Protéines végétales 100 % de protéagineux, du trèfle squarossum ou incarnat… Plusieurs mélanges semés en dérobés ont été testés par le Ceta de Landivy, en Mayenne, et le Ceta 35. Élevage

Existe-t-il un mélange plus performant sur le plan de l’autonomie protéique que le témoin généralement utilisé dans ce secteur du nord-ouest de la Mayenne pour des méteils ensilés ? Quel est l’impact de la date de récolte et des conditions météos ? Pour répondre à ces questions, plusieurs mélanges ont été comparés à un lot témoin ayant fait ses preuves dans le secteur durant trois années. Ce mélange se compose de pois fourrager (40 kg/ha), féverole (65 kg/ha), vesce (15 kg/ha) et d’avoine (17kg/ha). Les semis ont été réalisés après un maïs en un seul passage à 2 cm de profondeur suivi d’un roulage deux jours après.

Premier constat, les rendements, les proportions de chaque espèce et les valeurs alimentaires du témoin ont varié en raison de conditions pédoclimatiques très différentes en 2017 et 2018 (l'essai 2019 est en cours d'analyse). En 2017, le rendement a atteint près de 7 t MS/ha contre seulement 3,5 t MS/ha en 2018. La teneur en MAT a varié respectivement de 15,5 % à 18,2 % (analyse en vert).

Le pois fourrager et la vesce sont indispensables

« La fenêtre optimale de récolte est très courte, de l’ordre d’une semaine à dix jours. Au-delà, le bon compromis entre qualité et rendement est vite dépassé, souligne Martial Chesnais, animateur lait au Ceta 35. Nous avons constaté une diminution importante des valeurs MAT de l’avoine et de la féverole en avançant dans les stades de récolte. Il est par ailleurs indispensable de maintenir le pois fourrager et la vesce pour avoir de la MAT. »  Une piste d’amélioration serait de trouver des variétés de féverole plus tardives et des variétés de pois fourrager et de vesce plus précoces.

Pour autant, la composition du méteil « témoin » a confirmé sa pertinence par rapport aux mélanges testés. Testé pour booster la teneur en MAT, un mélange 100 % protéagineux à base de pois fourrager (40 kg/ha), féverole fermière (84 kg/ha) et vesce (15 kg/ha) a déçu. Il a souffert du salissement en 2018 : 3,2 t MS/ha et 12,4 % de MAT en vert contre 5,4 t MS/ha et 19,3 % de MAT en 2017.

Avoine vigoureuse mais tardive à l’épiaison

L’avoine limite le salissement de la parcelle. Mais plus on en incorpore, plus son effet négatif sur la teneur en MAT et la dilution de la valeur alimentaire sont marqués. « Il faudrait ensiler le méteil quand l’avoine est au début gonflement », précise Martial Chesnais. L’idéal serait de semer une avoine vigoureuse au démarrage pour couvrir rapidement le sol, et tardive à l’épiaison pour ne pas pénaliser la valeur MAT du méteil.

Le remplacement du pois fourrager par du pois protéagineux n’a pas convaincu. L’ajout de trèfle squarossum (5 kg/ha) ou incarnat (5 kg/ha) s’est également avéré décevant. Mais les conditions de semis n'ont pas été idéales.

Un mélange plus dense en cours d'évaluation

Les résultats 2018-2019 ne sont pas encore connus. Un des essais est destiné à évaluer le comportement d’un mélange plus dense (190 kg/ha contre 140 à 170 kg/ha) sur le recouvrement, la dynamique des espèces et les valeurs alimentaires. Il se compose de féverole (97 kg/ha), pois (52 kg/ha), vesce (20 kg/ha) et avoine (22 kg/ha). Semée à une telle densité, le risque botrytis sur féverole est accru. Le prix de la semence est également un frein (2,20 €/kg en achat contre 0,20 €/kg en fermière). Le coût du mélange a été évalué à 356 €/ha en achat contre 139 €/ha avec des semences fermières. Un autre essai vise à estimer l’effet de l’absence de féverole dans un mélange. L’idée est d’éviter son retour trop fréquent dans une parcelle. Ce dernier est favorable au développement des nématodes.

Un 'plus' pour les prairies semées sous couvert

Les semis de prairies (RGA-TB) sous couverts de méteil réalisés mi-octobre ont permis de gagner un cycle sur le démarrage des prairies sans pénaliser le méteil. Ces mélanges ont été semés en décomposé pour la féverole avec un épandeur à engrais puis le reste en combiné herse-semoir à céréale à 2 cm de profondeur. Ils se composaient de 28 kg/ha de RGA, 2 kg/ha de trèfle blanc, 17 kg d’avoine, 40 kg/ha de pois fourrager, 65 kg/ha de féverole et 15 kg/ha de vesce.

À retenir

Une piste d’amélioration serait de trouver des variétés de féverole plus tardives et des variétés de pois fourrager et de vesce plus précoces.

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Gene expression of Aspergillus flavus strains on a cheese model system to control aflatoxin production

Journal of Dairy Science -

The expression of genes associated with aflatoxin biosynthesis by different Aspergillus flavus strains growing on a cheese model system has not been studied. To control aflatoxin biosynthesis, it would be useful to understand the changes in gene expression during cheesemaking and relate those changes to toxin production. The objective of this study was to evaluate the effects of pH, water activity, and temperature on the expression of 2 regulatory genes (aflR and aflS) and 1 structural gene (aflP) involved in aflatoxin biosynthesis, using 3 aflatoxigenic A.

Short communication: Mycolicibacterium smegmatis, basonym Mycobacterium smegmatis, causing pyogranulomatous mastitis and its cross-reactivity in bovine (para)tuberculosis testing

Journal of Dairy Science -

Different mycobacterial species are encountered in bovine medicine. The fastidiously growing mycobacteria (Mycobacterium bovis as the cause of bovine tuberculosis, and Mycobacterium avium ssp. paratuberculosis, MAP, as the cause of paratuberculosis) are well known and targeted in eradication/control or monitoring programs in different countries, whereas the rapidly growing species is only rarely identified from bovine disease. The latter have occasionally been reported as the cause of bovine clinical mastitis, but recent reports are scarce.

Short communication: Determination of the whey protein index in milk protein concentrates

Journal of Dairy Science -

Milk protein concentrates are common ingredients in the dairy industry, with varying processing histories and composition. The objective of this research was to determine the feasibility of using the whey protein nitrogen (WPN) index, a well-established index for skim milk powder and nonfat dry milk, as a quality parameter for milk protein concentrates. The WPN index is a value based on the moisture-adjusted weight of skim milk powder. We hypothesized that WPN, even when standardized based on protein, may change depending on solubilization conditions of milk protein concentrates because of differences in solubilization conditions or processing history.

Power ultrasound as a tool to improve the processability of protein-enriched fermented milk gels for Greek yogurt manufacture

Journal of Dairy Science -

One approach to avoid production of acid whey during the manufacture of high-protein yogurt and related products is to concentrate the milk before fermentation. However, the resultant gels are firm so that stirring in the tank and further processing are difficult on an industrial scale. We hypothesize that power ultrasound (US) during fermentation softens the gel because sound waves cause cavitation and strong shear forces in the fluid. Skim milk was standardized to different protein contents up to 12%, heated (85°C, 30 min), and acidified with thermophilic or mesophilic starter cultures.

Genome-wide association for milk production traits and somatic cell score in different lactation stages of Ayrshire, Holstein, and Jersey dairy cattle

Journal of Dairy Science -

We performed genome-wide association analyses for milk, fat, and protein yields and somatic cell score based on lactation stages in the first 3 parities of Canadian Ayrshire, Holstein, and Jersey cattle. The genome-wide association analyses were performed considering 3 different lactation stages for each trait and parity: from 5 to 95, from 96 to 215, and from 216 to 305 d in milk. Effects of single nucleotide polymorphisms (SNP) for each lactation stage, trait, parity, and breed were estimated by back-solving the direct breeding values estimated using the genomic best linear unbiased predictor and single-trait random regression test-day models containing only the fixed population average curve and the random genomic curves.

Probiotic fermented beverages based on acid whey

Journal of Dairy Science -

Acid whey is a byproduct of cheesemaking that is difficult to use because of its low pH and less-favorable processing properties compared with rennet whey. The aim of this study was to evaluate the qualities of fermented beverages made using acid whey. In manufacturing the beverages, we used probiotic cultures Lactobacillus acidophilus LA-5 or Bifidobacterium animalis ssp. lactis BB-12. The production process included combining pasteurized acid whey with UHT milk, unsweetened condensed milk, or skim milk powder.

Growth performance, nutrient utilization, and health of dairy calves supplemented with condensed whey solubles

Journal of Dairy Science -

Our objective was to evaluate growth performance, nutrient utilization, and health of calves supplemented with condensed whey solubles (CWS). Twenty-four Holstein calves (2 d old) in hutches were used in a 12-wk randomized complete block design study. Calves were blocked by birth date and sex. Treatments were (1) control (CON) with no supplement and (2) 50 g/d of CWS. Preweaning CWS was fed with milk and postweaning CWS was top-dressed on starter pellets. Calves were fed 2.83 L of pasteurized milk 2×/d during wk 1 to 5, 1×/d in wk 6, and weaned at d 42.

Replacing alfalfa hay with triticale hay has minimal effects on lactation performance and nitrogen utilization of dairy cows in a semi-arid region of Mexico

Journal of Dairy Science -

In the semi-arid highlands of central Mexico, triticale (× Triticosecale L.) is emerging as an alternative, less water-demanding forage crop than alfalfa for dairy cattle. Studies reported here were aimed at evaluating triticale hay (TH) relative to alfalfa hay (AH) for lactating cow performance, apparent digestibility, N partition, and ruminal degradation kinetics of dry matter (DM), crude protein (CP), and neutral detergent fiber (NDF). Study 1 was conducted on a privately owned farm. Four barns were used to conduct 4 replicated 3 × 3 Latin squares (1 barn = 1 square), where each barn included 3 pens (experimental units) receiving 1 of 3 dietary treatments.

Hepatic betaine-homocysteine methyltransferase and methionine synthase activity and intermediates of the methionine cycle are altered by choline supply during negative energy balance in Holstein cows

Journal of Dairy Science -

Although choline requirements are unknown, enhanced postruminal supply may decrease liver triacylglycerol (TAG) storage and increase flux through the methionine cycle, helping cows during a negative energy balance (NEB). The objective was to investigate effects of postruminal choline supply during NEB on hepatic activity of betaine-homocysteine methyltransferase (BHMT), methionine synthase (MTR), methionine adenosyltransferase, transcription of enzymes, and metabolite concentrations in the methionine cycle.

Physicochemical, texture properties, and microstructure of yogurt using polymerized whey protein directly prepared from cheese whey as a thickening agent

Journal of Dairy Science -

The aim of this study was to investigate suitability of polymerized whey protein prepared directly from cheese whey on the physicochemical, texture properties, and microstructure of the yogurt. The results indicated that addition of polymerized whey protein obtained by heating the liquid whey protein concentrate at 75°C for 10 min had no significant differences in pH, titratable acidity, total solids, protein content, viscosity, texture, and syneresis between the yogurt with polymerized liquid whey protein (YWPS) and the yogurt with polymerized whey protein concentrate.

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